| Georges Quertant |
| © 2011 Tous droits réservés - Méthode QUERTANT® |
|
LA METHODE PSYCHOSENSORIELLE QUERTANT
C'était un véritable enchantement d'écouter ce musicien, ce professeur de piano, expliquer comment, en partant des troubles de l'ouïe observés chez ses élèves, il en était arrivé par une étude du cerveau, de son mécanisme et de son fonctionnement, à rechercher et à trouver l’origine des troubles du comportement de ceux qui s'adressaient à lui. Ainsi, avec une inlassable patience, enrichissant constamment ses observations, perfectionnant sans arrêt ses expérimentations, obtenant sans cesse de meilleurs résultats dans la remise en bon état de fonctionnement les cellules cérébrales et nerveuses, Georges Quertant, abandonnant le professorat musical, se consacra entièrement à l'élaboration d'une méthode de culture psychosensorielle et de prophylaxie nerveuse, dans la droite ligne de l’enseignement de Claude Bernard, comme le reconnaît, avec toute l'autorité qui s'attache à son immense savoir le R.P. Sertillanges, Méthode dont il pouvait à juste titre revendiquer la paternité. Dans une brochure publiée en 1949, G. Quertant rendait du reste un hommage ému au Père de la "Médecine expérimentale", en démontrant que ce grand savant fut l'instigateur, le promoteur de bien des pédagogies et d'une nouvelle neuro-psycho- pédagogie en particulier. Il sema le grain et c'est l'application de sa discipline scientifique, l'exploitation rigoureuse de ses travaux qui permirent de le faire germer. C'est son esprit créateur qui guida, encouragea le réalisateur dans ses recherches jusqu'a ce que l'idée de Claude Bernard soit devenue réalité et que l’œuvre pédagogique pensée par lui soit accomplie. Cet exposé de Georges Quertant était présenté sous forme historique que le RP. Sertillanges jugeait très habile et fort convaincante. Il fut suivi en 1952 d'une plaquette reproduisant la dissertation sur le complexe somato-psychique qui avait été développé par l'auteur devant ses savant collègues de la Société Scientifique et Littéraire de Cannes et de l’arrondissement de Grasse au cours de la séance du 7 Juin 1959, et que le Bulletin de cette association reproduisit en son tome XV (1957 - 1961). Ce rapport, accompagné de dessins de G. Quertant sur la consistance et le fonctionnement du cerveau insistait spécialement sur l'autorégulation de ses diverses activités et en tirait les déductions nécessaires d'ordre pédagogique, notamment quant à l'équilibre nerveux, à la fatigue nerveuse et à l'adaptation juvénile à la vie moderne.
Georges Quertant affirmait finalement de la sorte la pleine maîtrise de sa méthode et la foule qui se pressait à son cabinet attestait, avec la réputation dont il jouissait dans le monde médical, l'excellence des résultats obtenus. Il fut nommé Chevalier de la Légion d'Honneur en 1952 à l'ordre de l'Education Nationale au titre de Fondateur du Centre de Culture Psycho-Sensorielle. Mais il était dommage qu'une telle œuvre ne fut pas plus connue encore et que de semblables réalisations n'eussent pas bénéficié d'une reconnaissance officielle plus étendue. C'est pourquoi je ne cessai de l'inciter à réunir quelques amis au sein d'une association dûment déclarée qui, seule pouvait se voir accorder par l'Etat l'aide nécessaire à laquelle un particulier si éminent soit-il ne peut prétendre. D'autre part je multipliai les démarches auprès du Ministère de la Santé et de l'Action Sociale dont j'étais le représentant régional pour apprêter son attention sur l'intérêt de tels travaux et le Congrès tenu à Marseille en 1951 par l'Union Nationale des Associations Régionales de Sauvegarde de 1'Enfance Inadaptée fournit à G. Quertant l'occasion de présenter à de nombreuses personnalités scientifiques et sociales, dans un stand à lui réservé, l'état de ses recherches et l'œuvre qu'il avait réalisée. L'intérêt qu'il suscita lui valut de nombreux encouragements à poursuivre ses études et à en développer les perspectives pédagogiques. Beaucoup de ceux qui apprécient ses efforts, comme le professeur Chauchard, ont toujours regretté que G. Quertant se fut tenu en dehors des milieux universitaires mais il y avait là de sa part un aspect certain de sa modestie foncière et aussi un souci très vif de parachever son œuvre d'une façon définitive avant de l’exposer au feu de la discussion dans le domaine public. Il faut dire aussi que la santé de G. Quertant ne lui permettait pas de quitter Cannes ; et Nice à cette époque n'était pas une ville universitaire. Cela posa à sa mort de redoutables problèmes. 1l n'avait pas eu le temps -et peut-être n'en eut-il pas le goût de former des disciples à proprement parler. Mais très tôt il avait tenu à associer sa fille Marguerite à ses recherches et très vite elle était devenue sa collaboratrice indispensable, acquérant de ce fait une connaissance approfondie non seulement des travaux de son père, mais aussi de sa méthode originale, qui lui permit de pratiquer bientôt avec lui la culture psycho-sensorielle et de prophylaxie nerveuse dont elle devint de la sorte l'unique dépositaire. Elle seule peut se prévaloir d'être l'héritière de sa pensée et prétendre à la pleine propriété du précieux patrimoine que son père lui légua en toute confiance. Mais cette succession dont les profits éventuels n'échappaient pas à certains observateurs fit très vite l'objet de manœuvres, d'intrigues, de sollicitations prétendues avantageuses et qui pouvaient se révéler fort dangereuses, pour ne pas dire nettement spoliatrices. Aussi quelques amis de la famille s'empressèrent-ils de fonder une Association pour assurer dans les meilleures conditions la continuité de l’œuvre de G. Quertant et défendre éventuellement l'héritage déposé entre les mains de sa fille, contre des emprises fâcheuses et des accaparements déguisés. La Comtesse de Guigné qui avait été une bénéficiaire de la culture psycho-sensorielle accepta la présidence de ce groupement dont le bureau comprit avec son mari, les docteurs Katz et Larcher, et moi-même, pour mener à bien ce salutaire dessein.
Qu'un bureau ait pu être installé dans la Principauté de Monaco, ne peut qu'assurer un rayonnement nouveau à la pensée de G. Quertant dans un milieu qui était resté en dehors de sa zone normale d'influence. Il en résultera à coup sur un bénéfice considérable pour les habitants désormais plus à même d'obtenir sur place le remède à leurs maux. La création d'un centre de recherches en collaboration avec les milieux universitaires niçois serait du plus grand intérêt. C'est pourquoi le Gouvernement de la Principauté à tout intérêt à favoriser cette initiative et à lui accorder la reconnaissance officielle qui permettra à cette annexe du Centre de Cannes de rendre à la population Monégasque d'inappréciables services.
Docteur en Droit
* -*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE NICE NICE, le 6 Mai 1973 Chère Mademoiselle,
Philippe Cachiardy de Montfleury Magistrat honoraire |
METHODE QUERTANT
Site officiel de

